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Photographer's Note

Samedi, les rues de ma ville vont encore être bondées pour la préparation de Noël, ceci m'a inspiré ce titre d'Édith Piaf de 1957 (Paroles de Michel Rivgauche, musique d'Angel Cobral).

La foule
Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux...

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...

Entraînée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...

Ecoutez ici !
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Saturday, the streets of my city still will be crammed for the preparation of Christmas, this inspires me this song from Edith Piaf in 1957 (French text by Michel Rivgauche, music by Angel Cobral).

The crowd
I see the city again at a festival, delirious
Suffocating in sun-drenched merriment
And I hear shouts and laughter amidst the music
Which breaks out and bounces all around me
And lost among these people who jostle me
Dizzy, distressed, I stay there
When suddenly, I turn, the draws back,
And the crowd throws me into his arms…

Carried away by the crowd which drags us
Carried us off
Squashes us against each other
We form one body
And the effortless stream
Pushes us, chained to one another
And leaves us both
Expansive, intoxicated and happy…

Dragged alone by the crowd which dashes forward
And dances
A mad farandole (Provencal dance)
Our two hands stay joined
And sometimes raised
Our two bodies entwined fly off
And we both back
Expansive, intoxicated, happy…

And the joy radiated from his smile
Pierce me and bursts forth from my depths
But suddenly I cry out amidst the laughter
When the crowd starts to tear him from arms…

Carried away by the crowd which drags us
Pulls us along
Pulls us far from each other
I fight and struggle
But the sound of his voice
Is muffled by the laughter of others
I scream in pain, fury and rage
And I cry…

Carried away by the crowd which dashes forward
And dances
A mad farandole
I am carried away far off
I clench my fists, cursing the crowd that stole
The man it gave me
Whom I will never find again…

Listen here!

Wahclellaspirit, gary91, jlbrthnn, Docarmo has marked this note useful

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Additional Photos by JeanPierre Fayeulle (fayeulle) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 1948 W: 613 N: 6621] (27827)
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