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Trip Information

Burkina Faso
children of Lô
children of Lô (25)
Trip Date:2009-01-15 - 2009-02-11
# Photos:32 [View]
Countries visited:Burkina Faso, Mali, Mauritania, Morocco, United Kingdom
Viewed: 2992
jeudi 15 janvier 2009
Après des semaines d’attente, de préparatifs, de réunions, de formalités administratives et sanitaires, c’est le grand départ.

La neige à Marseille quelques semaines avant aura eu pour conséquence de détourner les ferries vers Algeciras (Espagne) pour le ravitaillement en carburant. D’où 4 heures de retard pour notre bateau. Retard jamais rattrapé pour cause de panne de piston au large de l’Espagne le surlendemain.
De fait, nous débarquons à Tanger en fin d’après-midi le samedi 17 janvier, alors que les douaniers quittent leur bureau, nous laissant en plan le dimanche également.

En définitive, le passage en douane ne se passe pas aussi bien que prévu et c’est 4 jours que nous devons rester sur place à nous démener en démarches administratives. La clé du problème : une caution morale de l’ambassade du Burkina exigée par la douane pour les véhicules convoyés.

En raison du retard accumulé, nous devons sauter quelques étapes prévues et rouler de nuit dans la foulée de notre « libération ». 1100 kilomètres avalés d’une traite en se relayant au volant. Le jeudi 22 janvier, quand le jour pointe, nous sommes déjà dans les paysages désertiques du sud du pays et nous apercevons les premiers dromadaires en bord de route.

Après Tan-Tan, nous longeons la côte atlantique et les cabanes de pêcheurs, faites de bric et de broc alors que les hommes déploient leurs cannes à pêche du haut des falaises.
De nombreux contrôles policiers sur la route : la zone, proche du Sahara Occidental est encore très sensible.

Le double passage des frontières marocaine et mauritanienne est bien long, nos véhicules de pompiers faisant l'objet d'une attention particulière. sans compter un ensablement dans le No man's land qui sépare les deux pays.

Nouadhibou est idéal pour se familiariser avec l'idée que l'on se fait en Mauritanie du code de la route. Le klaxon est l'allié privilégié de tout bon automobiliste.

Peu après avoir quitté la ville portuaire le lundi 26 janvier, nous croisons le train de la SNIM qui transporte le minerai de fer vers la côte. Il s'agit du train le plus long (2,5 km) et le plus lent du monde, que doivent tirer 3-4 locomotives.

Déjeuner offert par un ami guide : la viande de dromadaire et le lait de chamelle partagés avec sa famille est un grand moment de partage.

Nouakchott est animé, peuplé de marchands de rue et permet d'avoir un aperçu des questions de hiérarchisation sociales et ethniques qui ont cours dans le pays.

Le 27 janvier nous empruntons la route de l’Espoir jusqu'à Kiffa. Longue succession de paysages dunaires entrecoupés d’oasis et de villages à l’habitat claircemé (les éleveurs ont encore des habitudes nomades). Sur le bord du goudron, de nombreux cadavres d’animaux fauchés par des camions pressés.
A chaque arrêt dans les villes et villages, c’est une nuée d’enfants qui se précipitent, au cri de « monsieur, cadeau ! donne moi cadeau ! ». Les habitudes de mendicité systématique sont encore fortes.

Nous atteignons le nord du Mali le mercredi 28 janvier. Le passage en douane est l'occasion d'un moment sympa avec un douanier qui nous convie à regarder un match de foot sur la mini télé branchée à l'allume-cigare de sa voiture.
Le soir nous partageons un repas avec les Pères blancs de Nioro-du-Sahel à la mission catholique de la ville, dirigée depuis des décennies par le père Bob.
Le réveil est brutal, causé par les chants de tous les animaux présents dans la rue.

Traverser le Mali permet de passer des villages en banco, aux noms parfois très longs, qui permettraient d'arracher la victoire au Scrabble (Ouelessebougou...).

Le jeudi 29 janvier, nous passons Bamako à l’heure de sortie des bureaux, parmi la foule de 2 roues qui sont légions comme dans les grandes villes d'Afrique de l'ouest.

Près de Sikkasso, nous sommes devons faire le plein en urgence... seule solution, un vendeur d'essence au litre. Le carburant étant contenu dans des vieilles bouteilles de pastis... rien ne se perd.

Au poste frontière de Koloko, le lendemain, notre escorte de sapeurs-pompiers (armée, les pompiers étant ici des militaires) nous attend pour nous mener vers Bobo-Dioulasso.

Et donc le samedi 31 janvier nous atteignons Ouagadougou, terme d'un périple routier de près de 5400 kilomètres.

Une excursion de 2 jours nous mène au ranch animalier de Nazinga, près de la frontière ghanéenne, ainsi qu'au village de Tiébélé non loin, connu pour l'ensemble préservé de cases royales typiques de l'architecture gourounsi.
Ce séjour dans le sud du Burkina est aussi l'occasion de donner les fournitures scolaires aux écoliers du village de Lô (près de Tiébélé), au cours d'une longue et festive cérémonie.

Le mercredi 4 février est consacré aux remises officielles dans la capitale.
Le matin sont données des paires de lunettes de vue à la mutuelle des agents du Trésor.
L'après-midi se tient la cérémonie à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers : discours et passage en revue de l'ensemble du matériel apporté.

Le soir même, une partie de l'équipe prend l'avion pour rentrer en France ; nous sommes trois à rester quelques jours à Ouaga, histoire de se reposer un peu, profiter et voir des amis burkinabé.

Fin d'un voyage passé bien vite, émaillé d'anecdotes, fait de découvertes de somptueux paysages et de belles rencontres.
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