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Situé à la périphérie septentrionale de Bruxelles, entre les domaines royaux de Laeken, du Stuyvenbergh et la chaussée romaine, l’ancien plateau d’Osseghem rassemblait encore au XIXe siècle des prairies et des champs.
Dès 1889, le roi Léopold II, qui souhaitait embellir les abords du palais royal en urbanisant ce plateau, mena une vaste opération d’achats de terrains au point qu’en vingt ans, il acquit ici un vaste domaine de 200 hectares qui fut légué à l’État belge à sa mort, en 1909.
Si l’Atomium reste l’attraction principale de ce que l’on nomme désormais le plateau du Heysel, il faut admettre qu’un nombre important d’autres activités s’y sont développées depuis 1935: palais d’expositions, centre de congrès, centre de loisirs et de tourisme, complexe de salles de cinéma, planetarium, stade, terrains de sport, espaces verts, restaurants s’y côtoient pour le plus grand plaisir des visiteurs.
C’est l’Exposition universelle, inaugurée le 27 avril 1935, qui donna le coup d’envoi à ce développement. Vingt millions de personnes visitèrent les 150 hectares de jardins, bassins, bâtiments et pavillons animés par plus de vingt pays différents. La nuit, le site était embrasé par une véritable féerie lumineuse que complétaient d’innombrables feux d’artifice.
Une vingtaine d’années plus tard, l’Exposition internationale de 1958 confirma la qualité d’accueil du site, permettant à plus de quarante millions de visiteurs d’apprécier les progrès techniques et scientifiques du monde moderne dans une ambiance optimiste et joyeuse. Le plan général de l’exposition s’organisait autour de l’Atomium, édifice central aux proportions imposantes, et comportait six secteurs distincts répartis sur 200 hectares.

L’Atomium

Conçu par l’ingénieur André Waterkeyn pour l’Exposition internationale de 1958, l’Atomium est un édifice à mi-chemin entre la sculpture et l’architecture, symbolisant une molécule cristallisée de fer à l’échelle de ses atomes, agrandie 160 milliards de fois.
De tous temps, les hommes ont voulu exprimer architecturalement leur désir d’élévation. Plus particulièrement, l’Atomium incarne l’audace d’une époque qui a voulu confronter le destin de l’Humanité avec les découvertes scientifiques.
Les neuf grandes sphères reliées entre elles par des tubes qui composent l’Atomium ont été disposées selon la configuration d’un système cubique centré. Ces sphères, d’un diamètre de 18 mètres, furent aménagées par les architectes André et Jean Polak.
Entièrement en acier revêtu d’aluminium, l’édifice domine le plateau du Heysel à 102 mètres de hauteur et repose sur trois gigantesques bipodes.
L’Atomium n’était pas destiné à survivre à l’Exposition internationale de 1958. Mais sa popularité et son succès en ont fait un élément majeur du paysage bruxellois.

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