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Maison de Michel Germain, fils de mercenaire allemand.
Cette maison a été témoin de la naissance du village.


L’histoire de Saint-Michel commence en 1672 par la concession d’une seigneurie à Olivier Morel de La Durantaye haut gradé de l’armée française. C’est Jean Talon, intendant du roi français Louis XIV, qui la lui concède.

En 1678 la seigneurie de La Durantaye forme avec d’autres seigneuries, échelonnées le long de la Côte-du-Sud entre Beaumont et Rivière-du-Loup, une grande paroisse commune érigée par monseigneur de Laval, premier évêque de Québec. Des prêtres missionnaires y assurent les services religieux.

En 1693 la seigneurie de La Durantaye devient paroisse autonome avec la mise en place des registres. D’abord appelée Saint-Laurent cette paroisse prend le nom de Saint-Michel en 1698. La paroisse et la seigneurie dorénavant appelées Saint-Michel de La Durantaye constituent un très vaste territoire. Aussi, au fil des ans, plusieurs parties s’en détacheront pour former d’autres paroisses et seigneuries. C’est le cas de Saint-Vallier (1714-1720), de Saint-Lazare, d’une partie de Saint-Charles et de Saint-Gervais qui formeront la seigneurie de Livaudière (1744). C’est le cas des rangs 4 et 5 au profit de Saint-Raphaël (1854), et de Saint-Michel Station au profit de Saint-Gabriel de La Durantaye (1910). Saint-Michel ne perd pas de son importance pour autant. En 1754 le gouverneur Duquesne et l’intendant Bigot autorisent la veuve du seigneur Péan et son fils Michel-Jean-Hugues à établir un bourg à Saint-Michel. Celui-ci ne prendra forme qu’au début du 19ième siècle, quarante ans après la Conquête. C’est là, sous le régime anglais, que les gens de métiers (artisans) s’y installeront. Quand l’armée anglaise envahira Saint-Michel en 1759 elle trouvera une église (1730) et un presbytère (1739) mais pas de bourg, c’est-à-dire pas d’agglomération à l’endroit désigné bourg en 1754. C’est donc dire que sous le régime français les paroissiens de Saint-Michel et d’ailleurs vivaient sur leurs terres en bordure des rangs. Ils avaient des lieux de culte (chapelle, église et presbytère) mais pas de bourg.
Saint-Michel s’enrichit d’une population venue de l’Acadie: d’abord entre 1745 et 1747 des autochtones, les Micmacs du Cap Breton et les Abénaquis ou Malécites de l’île Saint-Jean (île du Prince Édouard), puis en 1756-1757 des Acadiens qui ont fui à travers bois la déportation des leurs au moment du «grand dérangement» de 1755.

Entre 1845 et 1855 le régime seigneurial, qui avait été maintenu jusque là après la conquête anglaise, est aboli progressivement. C’est à ce moment que le bourg de Saint-Michel devient village par incorporation (1845). En 1849 Saint-Michel est choisi pour être le chef-lieu du comté de Bellechasse, ce qui mène à la construction d’une cour de justice (1850) et à l’établissement de notables dans le village: avocats, huissiers, registraires. C’est également au 19ième siècle que sera construit le collège (1853), le quai (1858), le lieu de pèlerinage Notre-Dame-de-Lourdes (1879) et le couvent (1890). Comme pour le bourg qui devient village en 1845 la paroisse devient municipalité avec pouvoir de taxation en 1855 à la suite de l’abolition du système seigneurial.
Au 20ième siècle on ajoute aux institutions une école, un hôpital, une jetée en remplacement du quai, plusieurs commerces et de nombreux hôtels pour recevoir pèlerins et visiteurs.

En 2003, Saint-Michel fête le 325ième anniversaire de cette grande paroisse commune érigée en 1678. On profite de l’occasion pour créer un circuit historique et pour lancer un festival de chant choral folklorique et populaire.

Extrait de:
http://www.mrcbellechasse.qc.ca/munmich.html

http://www.mrcbellechasse.qc.ca/munmich.html

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Additional Photos by Diane Vaillancourt (divail) Gold Star Critiquer/Gold Note Writer [C: 171 W: 3 N: 109] (1625)
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