Photos

Photographer's Note

L’Eglise de Tréhorenteuc, dite la Chapelle du Graal est unique en Europe. Elle porte le souvenir de l’Abbé Henri Gillard, recteur de Tréhorenteuc, figure emblématique et originale de Brocéliande. Entre 1942 et 1962, il a restauré cette église et lui a donné l’âme et la personnalité qu’elle dégage aujourd’hui. Visionnaire à son époque, il a été le précurseur du tourisme en Brocéliande.

Par son travail de restauration et d’aménagement de l’église de Tréhorenteuc, l’abbé Gillard s’est inscrit sur la liste des héros du mythe de Brocéliande. Véritable musée permanent de la légende arthurienne et des contes de la forêt, l’église d’aspect modeste, logée au cœur de la petite bourgade qui permet l’accès au Val sans Retour, donne au visiteur des clés nouvelles pour aborder la mythologie.

De 1941 à 1962, l’abbé Gillard est l’âme du pays. Au prix de sacrifices, il entreprend un travail incroyable. Utiliser une écriture du Moyen-Age pour transmettre un message pour les nouvelles générations.

Aujourd’hui, l’Office de Tourisme du Pays de Mauron en Brocéliande, propose une visite guidée de ce haut lieu de Brocéliande. Car, si des Images chrétiennes, celtiques ou légendaires sont présentes dans cet édifice, rien n’a été fait au hasard. « La Porte est en dedans »…. La formule que le recteur a fait inscrire au dessus de la porte est à méditer…

Elle renferme notre vérité, une vérité que personne ne pourra trouver à notre place mais dont un séjour dans la petite église de Tréhorenteuc, ne peut que vous aider à trouver la voie…

Extrait de l’Abbé Henri Gillard par Jean Markale
« …Henri Gillard est mort un jour de juillet 1979. Il repose maintenant à l’intérieur même de cette église qu’il a contribué à rendre célèbre, église qu’il a tant aimée et qui résume parfaitement sa vie et son œuvre. Chacun pourra juger Henri Gillard selon son tempérament et ses convictions. Ce jugement je ne peux le porter moi-même parce que j’ai été trop lié avec lui. Il m’a beaucoup appris, particulièrement à observer, à être tolérant, à m’efforcer de comprendre les autres. Sa méthode paraît fragile à certains, parce qu’elle n’est pas scientifique. Mais qu’est-ce la science au regard de la foi ? On ne peut pas oublier que l’abbé Gillard, jusqu’à la fin de ses jours, a été prêtre de l’église catholique romaine et que malgré toutes les critiques acerbes dont il a été l’objet de la part de certains membres du clergé, il a cherché à appliquer l’évangile dans une paroisse élargie au monde entier. Charité, bien sûr, amour du prochain, compassion, mais aussi volonté farouche de faire comprendre le message du Christianisme au monde. Il n’a été ni un rêveur, ni un hérétique, ni un « déviant », il a été prêtre, et fier de l’être. C’est une réalité que beaucoup de ceux qui l’ont connu ne peuvent pas nier.
Certes c’était un visionnaire, mais sa vision était toujours appuyée sur des faits. Il n’y avait en lui nul prophétisme, nul désir de réformisme, nulle volonté d’hétérodoxie. Il se voyait comme un des maillons de cette immense chaîne d’or qui faisait remonter la classe sacerdotale aux Apôtres, et au-delà, aux Druides eux-mêmes, précurseurs de la spiritualité chrétienne. Et comme tel, ne voulant pas faillir à la mission dont il avait été investi, il a fait l’impossible pour transmettre le message, quand bien même ce message ne faisait pas plaisir à tout le monde. Il y allait de son honnêteté et de sa foi. Car si il fut réellement le rénovateur de Tréhorenteuc, s’il fut l’un des grands initiateurs de ce que j’appelle le « tourisme intelligent », il fut avant tout un prêtre.
Cela, nul n’a le droit de l’oublier. Et si l’église de Tréhorenteuc est devenue en fait un musée où l’on enseigne la sagesse, c’est parce qu’elle est authentique sanctuaire, un lieu sacré où s’opèrent les délicats échanges entre le visible et l’invisible, entre l’errance des êtres humains et les mystérieuses volontés de Dieu. »

La richesse de cet église se trouve dans les différentes illustrations évoquant les légendes de la Table Ronde, de la Fontaine de Barenton et des légendes celtiques., à travers ses vitraux et ses peintures.

Un tableau montre l’apparition du Saint-Graal aux chevaliers de la Table Ronde.

L’ensemble des tableaux de l’église ainsi que le chemin de croix et les tableaux de la sacristie furent réalisés par un prisonnier de guerre allemand, M. Karl Rezabeck.

A l’intérieur, vous trouverez aussi deux statues en bois polychrome datant du XVIème et du XVIIème siècle : l’une représente Saint-Jean-Baptiste et l’autre la Vierge à l’Enfant.

jhm, gildasjan, jjcordier has marked this note useful

Photo Information
Viewed: 563
Points: 12
Discussions
Additional Photos by Christian Herquin (Herquin) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 506 W: 57 N: 662] (7387)
View More Pictures
explore TREKEARTH