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Les “Gc”

(chemin de grande communication).

Ici une plaque apposée dans le centre du village de Saint-Urcize dans le département du Cantal dans la région Auvergne.

Parallèlement aux bornes d’angle, Michelin a produit d’autres appareils de signalisation routière adaptés aux différentes configurations du terrain et aux conditions de circulation.
Les plaques murales, dites «plaques Michelin», sont au moins aussi connues que les borne d’angle et encore très répandues.
On les trouve principalement dans les agglomérations, là où l’emploi d’une borne n’était pas adapté.
Mais certaines ont également été installées en campagne, quand un mur providentiel en permettait la pose.
Les premiers exemplaires sont apparus à la fin des années 1920.
Les millésimes 1930 et 1931se caractérisent par leurs coins biseautés. L’épaisseur du listel bleu foncé varie en fonction des années de production. D’abord épais et recouvrant une grosse surface de la plaque, il s’affine avec les années.
La production des plaques murales par Michelin a cessé après la parution de l’instruction de
1946.
Cependant, il semblerait que certains exemplaires aient été produits en 1945-46.
CES PLAQUES DESIGNENT EN EFFET DES DEPARTEMENTALES QUI ETAIENT ENCORE DES GC AVANT LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE…


Le célèbre bonhomme Michelin, marque bien connue des automobilistes, s'avère un redoutable guide sur les routes. En effet, André Michelin s'est rapidement affirmé comme un véritable pionnier de la signalisation routière dans laquelle il intervient dès 1908.

C'est notamment à son initiative qu'apparaissent les places Merci, en 1910. Ces plaques à deux faces sur lesquelles étaient indiqués le nom des localités, la désignation et le numéro des routes, reprenaient également des inscriptions de sécurité telles que Veuillez ralentir placées à l'entrée de l'agglomération et un Merci à la sortie. Sur le panneau figurait le nom du sponsor (en l'occurrence Michelin). Entre 1911 et 1914, ce sont ainsi 30.000 plaques émaillées qui sont offertes et posées gratuitement dans les municipalités de France.

Dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, André Michelin entreprend seul l'étude d'un appareil de signalisation qui regrouperait sur un seul support toutes les indications nécessaires au bon cheminement de l'automobiliste. En ce qui concerne les panneaux indicateurs, André Michelin eut l'idée d'utiliser des plaques de lave émaillée, plus résistantes et inoxydables, avec comme support massif, du béton armé.

La borne d'angle naît ainsi en 1918, mais c'est en 1928 et après quatre prototypes différents qu'elle prend sa forme définitive constituée d'un pied plus large au sol et plus fin dans le support du cube de signalisation. Et ce n'est qu'en 1931 que l'emploi de ce signal est officiellement approuvé. En plus des bornes d'angle, Michelin produit et installe jusqu'en 1939 des poteaux, murs et panneaux muraux de signalisation, auxquels s'ajoutent quelques panneaux de danger et de priorité. Tous ces panneaux portent un bandeau indiquant soit le nom du sponsor (Michelin, TCF) avec parfois un logo, soit le département ou la région d'implantation.

En 1946 paraît une instruction générale sur la signalisation routière qui annule toutes les instructions antérieures. Homogénéité et cohérence sont désormais de rigueur. L'administration refuse toute forme de don pour la signalisation des routes. Michelin continue cependant sa production de panneaux en lave émaillée sur béton armé, mais ils ne portent plus aucune indication publicitaire. L'usage des bornes d'angle va peu à peu être strictement limité aux intersections peu importantes.

Les plaques disparaissent au profit de flèches, murales ou sur pied. Mais à côté fleurissent de très nombreux nouveaux panneaux, aux formes et aux graphismes les plus divers. Jusqu'en 1971, année où Michelin cesse cette production, chaque panneau réglementaire aura sa version sur lave émaillée. A noter que sur la fin, cette dernière sera remplacée pour certains panneaux par de l'acier émaillé traditionnel.

A de très rares exceptions près, tous les panneaux fabriqués par Michelin sont datés avec précision. En effet, une mention manuscrite sous la forme jour mois année est inscrite sur l'émail du panneau, généralement en bas, à droite ou à gauche. Sur certains panneaux (ceux destinés à être posés à un endroit précis) figure également en caractères manuscrits un code identifiant l'implantation.

A partir de 1946, le support en béton armé est également daté au dos. Cette datation se présente sous la forme d'un tampon moulé en relief dans le béton. Ce tampon représente le Bibendum encadrant avec ses bras un cartouche contenant soit la date précise de la fabrication, soit uniquement l'année. Ce tampon n'est pas toujours parfaitement lisible en raison de la dégradation du béton. Mais la comparaison des deux dates (celle de l'émail et celle du support) permet de constater qu'il y a souvent plusieurs mois d'écart entre les deux

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Additional Photos by cedric DEVARENNE (DINOZOR) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 675 W: 59 N: 2846] (15995)
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