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je vous montre du parc du chateau de Maintenon l'aqueduc avec la note qui convient
je vous avais déjà posté les arches de cet aqueduc

En 1684, Louis XIV est arrivé au sommet de sa gloire. Il a épousé secrètement Madame de

Maintenon. A Versailles, les fastes de la cour battent leur plein. Pour faire oublier les vicissitudes de la politique, tout est prétexte à fêtes. Or pour Louis XIV, une fête est inconcevable sans la féerie de l’eau. Comment approvisionner ces multiples fontaines et réservoirs d’eau ?

Quelques tentatives, captage des eaux de la Bièvre et système de la « machine de Marly »

ont été décevantes. A la demande du roi, Vauban conçoit le projet de détourner les eaux de

l’Eure par la création d’un canal de plus de 80 km. Le projet semble réalisable et est adopté en1684 tandis que La Hire fait les études de nivellement. Commencent alors les travaux qui vont entraîner la construction d’un gigantesque aqueduc pour permettre le franchissement de la vallée au « canal de l’Eure » et qui devait être l’un des « ouvrages magnifiques du Roy Louis en temps de paix ».

Quelques précisions techniques que nous tenons de M. Despots, nous permettent

d’appréhender l’ambition du projet. Le captage de l’Eure se fait au lieu-dit Boisard, à 8 km de Courville et à 3 km à l’ouest de Pontgouin. Un barrage destiné à emmagasiner une réserve d’eau dans la vallée, appelé la digue de Boisard, fut édifié. Le captage s’effectuait par un système d’écluses qui déversait l’eau dans le canal. Le trop-plein était dirigé vers le lit naturel de la rivière. Parfois caché dans les bois jusqu’à Berchères, le tracé du canal n’est plus visible.

Dès février 1685, les premières études réalisées par Vauban prévoyaient un ouvrage à trois

niveaux d’arcades. Sa partie haute devait s’étirer sur près de 17 km de Berchères la Maingot au bois de Fourches (commune de Hanches). En mars 1685, il fut décidé de réaliser toutes les parties de l’ouvrage d’une hauteur inférieure à 60 pieds en terrassements et en remblais, ce qui nécessitait la création d’un tunnel pour échapper aux voies existantes. Le canal serait porté de Berchères à la vallée du Parc par une levée de terre de 1 280 m qui devait avoir 14m d’élévation de l’autre côté de la vallée, vers Théléville et 21 m du côté de Maintenon, au point de raccordement avec l’aqueduc de pierre. La vallée du Parc devait être franchie par un aqueduc de pierre qui ne fut jamais édifié.

En 1848, le duc de Noailles écrit que cette vallée de 100 m environ aurait été franchie au moyen d’un aqueduc de pierre de trois rangs d’arcades. Selon la solution préconisée par Vauban, en désaccord avec Louvois à ce sujet, le passage de la vallée fut prévu sous forme de siphons.

Aux deux extrémités, des « terrasses » droites ayant une emprise d’une centaine de mètres à leur base devaient se raccorder à l’aqueduc de pierre.

Le duc de Noailles précise aussi que l’aqueduc, composé de 47 arcades au premier rang, aurait été composé de 195 arcades au second et de 390 au troisième. Pour souligner les controverses à propos du nombre de piles, nous relevons qu’une gravure anonyme du musée du Louvre, présumée du XVIIe siècle et représentant « l’élévation réformée de l’aqueduc de Maintenon sur toute la longueur de la massonnerie » montre 45 piles numérotées et ignore la première désignée par une lettre C, soit finalement 46 piles pour 47 arches. Une carte de l’aqueduc royal de 1687, dans le fonds de Maintenon des archives nationales, trace également 46 piles.
Une importante main-d’œuvre afflue à Maintenon. L’aventure humaine à hauteur de l’ambitieux projet technique modifiera l’activité de la ville. Il faudra s’adapter, accueillir, loger, distraire tous ces hommes que la peste viendra décimer par la suite. Les travaux avancent. En 1685, Monsieur de Noailles pouvait écrire : « L’Entreprise fut si rapidement conduite qu’en moins d’un an, le canal depuis Pontgouin jusqu’à Berchères fut établi et que, le 25 août 1685, l’Académie s’y transporta pour assister à l’entrée de l’eau dans le canal (...) L’épreuve réussit complètement et l’eau arriva sans obstacle de Pontgouin à Berchères. »

Louvois surveillait les travaux de près. Louis XIV se rendait régulièrement chaque année en

grand apparat sur le chantier. Dans son journal, Philippe de Dangeau écrivait, le 16 septembre 1686 : « Le Roi, après son dîner, alla visiter les travaux qu’il trouva très bien conduits et fort avancés. » On va envoyer en quartier d’hiver les troupes qui y travaillent. Mais les exigences de la guerre et les ravages de la maladie firent que le projet tourna court.

Aujourd’hui, il ne reste que les magnifiques arches de Maintenon et quelques vestiges peu connus. Monsieur Despots se plaît à souligner que « du côté de la gare de Maintenon, plusieurs| arches ont été maçonnées depuis fort longtemps et servent actuellement de garages ». Ponctuant ainsi sa remarque d’un « finalement, cet aqueduc n’est pas tout à fait inutile ». Le visiteur est intrigué par ces vestiges qui marquent le paysage et invitent à quelques réflexionsI sur la vanité des « idées de grandeur » des souverains de toute époque.

en ws une autre photo sous un autre angle

bonne semaine à vous

besnard, John_F_Kennedy, gildasjan, trekks, rodgerg, Pascale, COSTANTINO, clio has marked this note useful

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Additional Photos by juliette samson (amaryllis) Gold Star Critiquer/Gold Note Writer [C: 2549 W: 0 N: 5782] (33426)
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